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Rasheeda Bhagat
The Hindu Business Line
24 August 2012

Près avoir encaissé le choc du décès précoce de son mari Aditya Birla, Rajashree Birla a relevé le défi de diriger l'héritage de Birla en matière d'initiatives sociales.

Rajashree Birla avait 10 ans et Aditya Birla en avait 14 lorsqu’ils se sont fiancés ; elle vivait alors à Madurai. Quand on lui demande si elle l’avait rencontré ou vu avant, elle sourit : “Pas que je me souvienne !” Mais lorsqu’elle était sur le point de l’épouser à 17 ans, en 1965, “mon fiancé s’intéressait beaucoup à mon éducation. J’étudiais les sciences au Collège Fatima de Madurai, et il a dit : ‘Que vas-tu faire avec les sciences ?’ Alors je me suis orientée vers les arts.”

Rajashree, Présidente du Centre Aditya Birla pour les initiatives communautaires et le développement rural, the Aditya Birla Group’s apex CSR body, addressed a FICCI- FLO meeting on CSR in Chennai last week. Revenant sur ses jeunes années, elle a dit que bien qu’elle se soit mariée au milieu de son cycle d’études, son défunt mari l’a encouragée à terminer son diplôme (en Anglais et <sciences politiques) au Collège Loreto de Calcutta.

“Mon fils (Kumar Mangalam Birla) est né en 1967, alors je n’ai pas pu faire les examens écrits d ema licence, mais l’environnement à la maison m’a tellement soutenue que j’ai terminé mes etudes ensuite et j’ai obtenu mon diplôme.”

Son père était un agent de Burmah Shell, et elle se souvient des jours qu’elle a passes à Chennai’s Sowcarpet, où elle vivait avec ses oncles chaque fois qu’elle venait en ville. Je lui ai demandé comment le couple a été formé et, plus important, ce que cela pouvait être quand on est une fille de classe moyenne d’épouser un membre d’une illustre famille d’hommes d’affaires comme G.D. Birla. Était-ce un choc culturel ?

“Eh bien, le mariage avait été arrange par des parents éloignés en commun et, non il n’y a pas eu d’association des horoscopes,” elle sourit, et elle ajoute, “Un choc culturel, pas vraiment car ayant déménagé puis étant restée avec Gandhiji, notre famille... mes beaux-parents ainsi que leurs parents (G.D. Birla) avaient un mode de vie très simple. Il n’y avait pas d glamour ni de désordre chez nous,” ajoute-t-elle.

Pendant de nombreuses années pendant leur mariage, Rajashree, qui fait aujourd’hui partie du conseil d’administration de toutes les sociétés du groupe, s’est consacrée à ’éducation de son fils et de sa fille et elle ne s’intéressait pas beaucoup aux “affaires”.

Une période de choc profond
Mais en 1995 elle a été confrontée à “la partie la plus difficile” de sa vie lorsqu’elle a perdu son mari, qui n’était âgé que de 52 ans. Lorsqu’elle se remémore cette période, elle dit : “Il a été très malade pendant quatre mois… alors mon esprit y était au moins préparé. Mais quand il est tombé malade, j’ai pensé… dans l’hindouisme on dit qu’une personne est emmenée par dieu uniquement lorsqu’elle a accompli tout son travail. Mais mon mari avait de nombreux projets pour l’avenir, alors j’ai pensé que rien ne pourrait lui arriver, parce qu’il lui restait encore tant à faire.”

Son fils, Kumar Mangalam, n’avait que 27 ans quand “il a dû reprendre l’entreprise.” Alors, en tant que mère, comment l’a-t-elle orienté pendant cette période difficile ?

“Eh bien, je ne connaissais rien aux affaires… mais oui, j’ai dû lui apporter beaucoup de soutien moral à cette époque,” sit-elle, alors que ses yeux se voilent. Après une courte pause, elle ajoute : “Mais, heureusement, il avait été formé pour le rôle qu’il avait à jouer. Il était expert-comptable diplômé et il était également titulaire d’un MBA de la London School of Business.”

Je lui ai demandé de citer la qualité la plus attachante de Kumar Mangalam Birla. Rajashree est devenue tout sourire, et elle a dit : “J’ai le sentiment qu’il est véritablement humble, si vous voulez que je choisisse seulement une qualité. Mais une autre qualité importante c’est qu’il est très, très équilibré…”

“Il est très fier de Rajashreeji”, ajoute le responsable des communications d’entreprise du groupe, qui est présent. “Et je suis très fière de lui, en fait beaucoup plus fière de lui,” commente la mère !

G.D. Birla, un pionnier
Nous passons aux activités CSR du groupe, dirigées par Rajashree, et dans lesquelles le groupe investit 160 crore Rs chaque année, dont 40 crore Rs sont consacrés à des activités d’éducation. “en fait, ces activités de développement ont été initiées beaucoup plus tôt, par le grand-père de mon époux, G.D. Birla. L’éducation était sa plus grande passion et il avait ouvert la BITS Pilani ainsi que de nombreuses écoles ; et pour ouvrir une école Montessori, il avait invité Mme Montessori à Pilani, et il a obtenu qu’elle reste un an et qu’elle ouvre l’école.”

Aujourd’hui, bien sûr, Rajashree supervise un groupe d’activités sociales à travers 40 sociétés. Elle a reçu un Padma Bhushan pour son travail dans le secteur social. Ce travail s’étend à travers 3.000 villages et il a un impact sur sept millions de personnes. L’Aditya Birla Group dirige 18 hôpitaux et 42 écoles, dont deux sont des écoles internationales modernes, pour des élèves qui paient pour leur scolarité. Sur les 42.000 enfants qui étudient dans ces écoles, 18.000 bénéficient d’une instruction gratuite.

Les écoles sont concentrées dans les lieux où les activités du groupe se développent, et ceci inclut des pays comme la Thaïlande et l’Égypte. Alors, à quel point est-elle passionnée par son rôle au sein de l’Aditya Birla Centre ?

“Enormément… J’y pense tout le temps. C’est ma principale activité. Au bout dui compte, vous vous sentez bien car vous faites quelque chose pour aider les gens… les agriculteurs, les groupes d’entraides de femmes,” dit Rajashree. Elle se concentre particulièrement sur les programmes qui consistent à aider les petites filles et à former les femmes pour des compétences peur permettant de trouver un emploi. “Nous faisons aussi un travail sur le remariage des veuves, et nous avons déjà organisé deux événements de ce type à Uttar Pradesh, chaque fois pour environ 100 femmes. Certaines de ces femmes sont si jeunes qu’elles ont encore de longues années devant elles. Nos collaborateurs parlent aux parents et aux beaux-parents et ils parviennent à les convaincre, et ils trouvent aussi des conjoints pour ces femmes.”

En quelques mots
Ville préférée : Londres ; nous y avons un appartement et j’adore cette ville.

Intérêt pour la bijouterie : Pas particulièrement… mais les bijoux doivent être en harmonie avec mes vêtements !

Aliment préféré : Je raffole des bonbons (rires) et de toutes sortes d’aliments. J’aime également le chaat épicé. J’aime expérimenter des cuisines différentes. J’adore la cuisine éthiopienne, ils ont un rôti appelé anjira, qui ressemble à un très gros dosai et qui est un peu amer car il est fermenté. On le mange avec un sabji très semblable au nôtre.

Lecture : Récemment je lisais à propos du Vedanta; Swami Parthasarathy a écrit sur le Vedanta et je trouve cela très intéressant.

Est-elle très religieuse ? Pas du tout ; en fait, je ne suis pas quelqu’un de religieux, mais je peux dire que je suis quelqu’un qui croit en la spiritualité. Je ne crois pas aux rituels. Lorsque j’étais enfant, lorsque ma mère ne pouvait pas accomplir certains pooja ou rituels pour une raison ou une autre, je prenais le relais, et j’appréciais réellement tout ça à cette époque. Mais désormais je ne suis plus intéressée.

Sport : Je fais deux heures de sport chaque jour; nous avons une salle de sport à la maison. Je fais du vélo elliptique, parfois je cours sur un tapis de course à pied ; et ensuite un professeur de yoga me fait une séance de yoga dynamique… des postures rapides et plus difficiles. Je vis selon cette habitude depuis 15 ans !

Outils technologiques : J’aime travailler sur mon iPad, où je traite principalement mes courriers, et écouter de la musique sur mon iPhone.

Musique : Principalement des bhajans et des vieilles musiques de films indiennes. Kishore Kumar a ma préférence.

Loisirs : J’adore partir en vacances avec mes amies, nous sommes un groupe de femmes et chaque année nous partons ensemble pendant trois semaines. Nous sommes allées en chine, en Russie, en Australie…Nous faisons beaucoup de visites, c’est une priorité, et bien sûr du shopping !

Le ralentissement de l’économie et l’avenir de l’Inde : Nous sommes confrontés à une crise du leadership et les décisions ne sont pas prises. Tant de fraudes sont mises à jour et il semble qu’il y ait un sentiment de crainte parmi les homes politiques qui se retiennent de prendre des décisions.

Des millions d’indiens BPL : JE fonde beaucoup d’espoir dans le programme UID ; le gouvernement de l’Inde a mis en place tellement de programmes pour les défavorisés et malheureusement beaucoup d’argent est englouti par le système. Mais avec le programme UID, tous les montants vont directement aux bons bénéficiaires.